Certains liens sont des pactes. Scellés par ressemblance, par nécessité, par une intimité claire et profonde. Et ils restent avec ceux qui nous laissent, qui emportent avec eux une part des personnes que nous avons été : les pensées, les habitudes, les gestes. Toute perte représente une interruption dans le flux de notre existence et nous suspend en l’air, comme les montgolfières d’Enrico et Jean Claude. Ou comme les ballons colorés qui, dans les histoires, ont toujours une destination, mais dans la vraie vie explosent dès qu’ils arrivent trop haut. Elles s’élèvent, les montgolfières que ces deux frères sont allés voir un jour de fête. Unis par un lien tendre et solide, Enrico et Jean Claude les regardent se perdre au loin, silencieux et sûrs, liés par la promesse qu’ils ont échangée.