« Dessiner mentalement des décors, des situations, des échanges humains, une personne et un corps dominants. Se projeter dans cet imaginaire, se l’approprier, l’accepter totalement. Et pouvoir ainsi faire parler un ou plusieurs personnages ».
Camille la guerrière, héroïne virgilienne, est l’unique personnage de cette nouvelle délicate traduite par Florence Courriol, et qui semble durer quelques minutes pourtant empreintes d’éternité. C’est depuis des temps lointains que nous parviennent la lueur d’une jeune femme destinée à la gloire, l’écho du fracas de combats fatals, à l’instar de celui auquel succombera finalement Camille, mortellement blessée au moment même où tout semblait pouvoir commencer.